En ce dimanche après-midi tranquille, en mode digestion après avoir dévoré un bon gros brunch maison, je me dis que je pourrais bien partager le clou de notre repas convivial : la recette de pâte à crêpes de ma grand-mère! C'est enfantin et tellement bon!
Ingrédients:
- 300g de farine
- 100g de sucre
- 6 oeufs
- 75g de beurre-noisette ( fondu, à peine bruni ) + 2 cuillers à soupe d'huile
- 1/2 l de lait
- 1/2 cuiller à café de sel
- 1 grosse cuiller à soupe d'extrait de vanille, ou d'amande, ou d'orange ou de citron
- l'équivalent de 2 gorgées de bière blonde
OK, je fais quoi avec tout ça?
- mélanges la farine et le sucre
- ajoutes le lait
- puis les oeufs
- puis l'huile et le beurre
- puis la vanille
- enfin la bière
laisses reposer au moins 2 heures et fais des crêpes assez fines, ça en fera plus et elles n'en seront que meilleures !
Aujourd'hui, les convives autour de ma table avaient de 7 à 35 ans, tout le monde a été convaincu !
Bon appétit :)
Française expatriée au Québec, j'ai simplement décidé de m'exprimer librement ici. J'aborderai toutes sortes de sujets, de la musique à l'actualité en passant par la politique, la lecture, la vie, ma vie. De la France au Québec, des choses que j'aime à celles qui me révoltent, me font rire ou pleurer, attisent ma curiosité ou ma colère (voire même les deux!), je compte (me) créer ici une bulle de liberté.
dimanche 19 août 2012
vendredi 17 août 2012
Je chiale pas: je constate!
Premier article, et je me demande de quoi j'ai envie de parler en priorité. Musique? Politique? Stratosphère? Botanique?
Non.
Je vais rester logique et entamer les hostilités avec le sujet qui m'a poussée à créer ce blog : la langue française au Québec, ma terre d'adoption adorée. En plus ça tombe bien, on est en pleine période d'élections provinciales, et il va sans dire que la protection de la francophonie est un des sujets favoris des différents candidats.
Du coup, je vais mettre les pieds dans le plat d'entrée de jeu : chers candidats, messieurs et mesdames les québécois, vous vous trompez de combat et, par la même occasion, vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. L'enjeu ne doit pas être de forcer tout le monde à s'exprimer en français ou d'empêcher les gens d'inscrire leurs enfants dans des écoles anglophones.
Non, en prenant le problème par ce bout-là, vous manquez l'étape la plus cruciale et vous perdez une bonne partie de votre crédibilité.
Il faut commencer par le commencement, la base, les fondations. Je suis circonspecte de n'avoir jamais entendu PERSONNE soulever, ou même juste effleurer, la question de la qualité de la langue française au Québec. C'est d'autant plus inquiétant que pas une semaine ne s'écoule sans que je frôle l'arrêt cardiaque en découvrant des fautes toutes plus abominables les unes que les autres, partout.
J'ai terminé mes études universitaires il y a 5 ans dans un établissement du réseau des Universités du Québec, et pendant toute l'année, j'ai été révoltée par la médiocrité du niveau de langue des corps professoral et administratif. Grammaire, syntaxe, orthographe, tout y passait. Je regrette aujourd'hui beaucoup de ne jamais avoir fait de remarque, ne voulant surtout pas passer pour la maudite Française qui se croit au-dessus des autres. J'ai constaté assez rapidement que tout compte fait, ça n'est pas si étonnant. Plusieurs étudiants dans mon entourage durant cette année suivaient des cours en enseignement. Certains même se destinaient à l'enseignement à l'école primaire. Ils allaient donc à leur tour apprendre aux jeunes enfants à écrire et j'ai été sidérée de constater que même eux n'étaient souvent pas capables de rédiger un texte d'une page sans faire de fautes.
Dans les médias, aussi. Tous les jours, je lis un journal. Parfois des trucs sérieux, genre La Presse, d'autres plus généraux, style Métro ou 24 Heures, ou encore (beaucoup plus rarement car trop racoleur pour moi) le Journal de Montréal. Je dirais qu'en moyenne, je trouve des fautes deux fois par semaine. Je trouve ça énorme (j'ai même déjà trouvé une faute dans... des mots croisés !). Si même des rédacteurs, qui sont quand même payés pour écrire, font des fautes d'accord, alors où va-t-on? Je pourrais aussi parler des journalistes à la télé, qui font sans cesse de fausses liaisons qui me causent à chaque fois des palpitations. Je serais curieuse de leur faire faire une dictée, tiens, juste pour voir.
C'est tout aussi terrible dans les publicités. Dans un sens c'est même pire, car c'est à la vue de tous, y compris des plus jeunes, partout, tout le temps. Dans le métro, la rue, les restaurants, les magasins, les journaux (tiens, encore eux?). Je ne pourrai jamais oublier cette campagne d'affichage d'un fournisseur de téléphonie bien connu au Québec (je ne suis plus certaine duquel il s'agit, je m'abstiendrai donc, pour une fois, de citer un nom). L'affiche mesurait une dizaine de mètres carré (euh, choc des cultures: disons une trentaine de pieds carré) et on lisait en plein milieu, dans le slogan, en grosses lettres capitales: BEAUCOUPS. Non mais sans déconner ! Personne ne relit jamais ces trucs avant de nous polluer avec? Déjà vu aussi, de vilaines erreurs sur des affiches promotionnelles pour des écoles ! Rien que de l'écrire, ça m'énerve.
Histoire de compléter mon tour de la société, je terminerais sur le monde du travail. J'ai eu la chance de virevolter de job en job pendant mes deux premières années à Montréal, alors j'en ai vu des vestiaires et des tableaux d'affichage interne. J'en ai reçu des courriels de certains supérieurs hiérarchiques. On m'en a donné des consignes écrites, des menus (oui oui, même dans des menus !), des formulaires à remplir. Vous imaginez bien que, là encore, notre belle langue en prenait pour son grade.
J'aurais pu ajouter ici un paragraphe sur la guéguerre qui est faite contre les Français à cause des mots anglais qu'on utilise couramment. Est-ce que ça voudrait dire que vous ne réalisez pas que le vocabulaire québécois en est truffé lui aussi? Je vous laisse chercher, tiens.
Tout ça pour dire, messieurs-dames du Québec, hommes et femmes politiques, journalistes, publicitaires, citoyens, s'il vous plaît, n'essayez pas de bâtir des principes et des règlesstupides sur des fondations pourries ou inexistantes, est-ce que vous tenteriez le coup en construisant votre maison? Bien sûr que non, alors pourquoi le faire avec votre société, et du coup, l'avenir de vos enfants?
Quelques illustrations:
J'ouvre le bal ce matin avec une bonne nouvelle concernant Avril Lavigne, publiée hier le 23 août 2012 dans 24 H.
Tout est dans le titre.
On en remet une petite couche aujourd'hui, le 24 août, ma source est toujours la même ( intarissable? )
On nous parle ici de Marois, son prénom étant... Pauline! Bravo!
Merci La Presse ! Aujourd'hui, un grand classique. C'est tombé sur La Presse, mais ça aurait pu être n'importe où ailleurs, je vois cette faute tous les jours.
Celle-là est, je pense, ma préférée !
McDo:
Je ne sais pas d'où vient celle-ci, mais elle est belle ! Merci à Sopinky pour la photo.
Non.
Je vais rester logique et entamer les hostilités avec le sujet qui m'a poussée à créer ce blog : la langue française au Québec, ma terre d'adoption adorée. En plus ça tombe bien, on est en pleine période d'élections provinciales, et il va sans dire que la protection de la francophonie est un des sujets favoris des différents candidats.
Du coup, je vais mettre les pieds dans le plat d'entrée de jeu : chers candidats, messieurs et mesdames les québécois, vous vous trompez de combat et, par la même occasion, vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. L'enjeu ne doit pas être de forcer tout le monde à s'exprimer en français ou d'empêcher les gens d'inscrire leurs enfants dans des écoles anglophones.
Non, en prenant le problème par ce bout-là, vous manquez l'étape la plus cruciale et vous perdez une bonne partie de votre crédibilité.
Il faut commencer par le commencement, la base, les fondations. Je suis circonspecte de n'avoir jamais entendu PERSONNE soulever, ou même juste effleurer, la question de la qualité de la langue française au Québec. C'est d'autant plus inquiétant que pas une semaine ne s'écoule sans que je frôle l'arrêt cardiaque en découvrant des fautes toutes plus abominables les unes que les autres, partout.
J'ai terminé mes études universitaires il y a 5 ans dans un établissement du réseau des Universités du Québec, et pendant toute l'année, j'ai été révoltée par la médiocrité du niveau de langue des corps professoral et administratif. Grammaire, syntaxe, orthographe, tout y passait. Je regrette aujourd'hui beaucoup de ne jamais avoir fait de remarque, ne voulant surtout pas passer pour la maudite Française qui se croit au-dessus des autres. J'ai constaté assez rapidement que tout compte fait, ça n'est pas si étonnant. Plusieurs étudiants dans mon entourage durant cette année suivaient des cours en enseignement. Certains même se destinaient à l'enseignement à l'école primaire. Ils allaient donc à leur tour apprendre aux jeunes enfants à écrire et j'ai été sidérée de constater que même eux n'étaient souvent pas capables de rédiger un texte d'une page sans faire de fautes.
Dans les médias, aussi. Tous les jours, je lis un journal. Parfois des trucs sérieux, genre La Presse, d'autres plus généraux, style Métro ou 24 Heures, ou encore (beaucoup plus rarement car trop racoleur pour moi) le Journal de Montréal. Je dirais qu'en moyenne, je trouve des fautes deux fois par semaine. Je trouve ça énorme (j'ai même déjà trouvé une faute dans... des mots croisés !). Si même des rédacteurs, qui sont quand même payés pour écrire, font des fautes d'accord, alors où va-t-on? Je pourrais aussi parler des journalistes à la télé, qui font sans cesse de fausses liaisons qui me causent à chaque fois des palpitations. Je serais curieuse de leur faire faire une dictée, tiens, juste pour voir.
C'est tout aussi terrible dans les publicités. Dans un sens c'est même pire, car c'est à la vue de tous, y compris des plus jeunes, partout, tout le temps. Dans le métro, la rue, les restaurants, les magasins, les journaux (tiens, encore eux?). Je ne pourrai jamais oublier cette campagne d'affichage d'un fournisseur de téléphonie bien connu au Québec (je ne suis plus certaine duquel il s'agit, je m'abstiendrai donc, pour une fois, de citer un nom). L'affiche mesurait une dizaine de mètres carré (euh, choc des cultures: disons une trentaine de pieds carré) et on lisait en plein milieu, dans le slogan, en grosses lettres capitales: BEAUCOUPS. Non mais sans déconner ! Personne ne relit jamais ces trucs avant de nous polluer avec? Déjà vu aussi, de vilaines erreurs sur des affiches promotionnelles pour des écoles ! Rien que de l'écrire, ça m'énerve.
Histoire de compléter mon tour de la société, je terminerais sur le monde du travail. J'ai eu la chance de virevolter de job en job pendant mes deux premières années à Montréal, alors j'en ai vu des vestiaires et des tableaux d'affichage interne. J'en ai reçu des courriels de certains supérieurs hiérarchiques. On m'en a donné des consignes écrites, des menus (oui oui, même dans des menus !), des formulaires à remplir. Vous imaginez bien que, là encore, notre belle langue en prenait pour son grade.
J'aurais pu ajouter ici un paragraphe sur la guéguerre qui est faite contre les Français à cause des mots anglais qu'on utilise couramment. Est-ce que ça voudrait dire que vous ne réalisez pas que le vocabulaire québécois en est truffé lui aussi? Je vous laisse chercher, tiens.
Tout ça pour dire, messieurs-dames du Québec, hommes et femmes politiques, journalistes, publicitaires, citoyens, s'il vous plaît, n'essayez pas de bâtir des principes et des règles
Quelques illustrations:
J'ouvre le bal ce matin avec une bonne nouvelle concernant Avril Lavigne, publiée hier le 23 août 2012 dans 24 H.
Tout est dans le titre.
On en remet une petite couche aujourd'hui, le 24 août, ma source est toujours la même ( intarissable? )
On nous parle ici de Marois, son prénom étant... Pauline! Bravo!
Merci La Presse ! Aujourd'hui, un grand classique. C'est tombé sur La Presse, mais ça aurait pu être n'importe où ailleurs, je vois cette faute tous les jours.
Celle-là est, je pense, ma préférée !
McDo:
Je ne sais pas d'où vient celle-ci, mais elle est belle ! Merci à Sopinky pour la photo.
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